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Agriculture, pesticides / herbicides, OGM, semences

Le monde agricole a beaucoup évolué depuis 1945 lorsque la population mondiale comptait seulement 2,5 milliards d’Hommes. En 2015, nous comptons trois fois plus d’êtres humains !

L’agriculture s’est donc adaptée par la mécanisation afin de rendre le travail plus rapide sur des surfaces de champs de plus en plus grands. L’industrie de la chimie s’est donc invitée à cette fête, pour profiter de ce marché florissant ! La puissance lobbyiste doublée d’une une armée d’avocats mercenaires, l’industrie de la chimie a su imposer les prétendus bienfaits sur le rendement des cultures avec l’utilisation d’herbicides, de fongicides, de pesticides et de leurs semences OGM résistantes à leurs produits phytosanitaires. Tel est le début de l’écocide que nous connaissons aujourd’hui.

LES OBJECTIFS PRINCIPAUX DE RESTRICTION

  • Interdire la totalité des produits phytosanitaires (phytopharmaceutiques) dans tous les pays en l’actant dans la Constitution et à l’ONU.
  • Interdire l’utilisation d’insecticides en spray pour les particuliers, entreprises ou collectivités.
  • Limiter les parcelles à 15 hectares en région céréalières.
  • Limiter les parcelles à 4 hectares en région bocagières.

LES OBJECTIFS PRINCIPAUX DE DÉVELOPPEMENT

  • Que chaque consommateur achète uniquement des produits BIOLOGIQUES (sans pesticides, herbicides, fongicides) et SANS OGM.
  • Autoriser le terme Biologique ou Bio sur un produit seulement si il a été cultivé sans produits phytosanitaires, sans OGM, sans lumière artificielle, localement et si il est de saison.
  • Que chaque agriculteur utilise la technique du SEMIS DIRECT sous couvert végétal. Si une terre a subi les dégâts de produits phytosanitaires, il lui faudra au moins 5 années pour que l’humus reprenne vie.
  • Respecter au moins 10% de la surface à de la jachère et 10% à des surfaces à des talus entre les cultures.
  • Reconstituer les haies pour prévenir les invasions des ravageurs et réduire les parcelles pour réintégrer les prédateurs pour l’équilibre de l’écosystème. Un prédateur est plus efficace qu’un produit chimique car il attaque au bon endroit et au bon moment.
  • Reconstituer des talus et des fossés parallèles aux cours d’eau. Les parcelles doivent donc être rectangulaires.
  • Sanctuariser les villes pour qu’aucuns produits phytosanitaires ne soient autorisés autant sur le domaine publique que privé.

CES ACTIONS PERMETTRONT DE :

  • Stopper les inondations et les ruissellements de boues issues des champs.
  • Stopper les malformations ou troubles congénitaux des nourrissons, les cancers et les maladies neurodégénératives (type Parkinson) qui sont en grande majorité liées à l’épandage chimique dans les cultures de céréales ou vinicoles, et aussi par les paysagistes.
  • Stopper l’écocide cautionné par les Etats et les élus en faveur des multinationales de la chimie et du libéralisme total de la PAC européenne depuis 2008.
  • Redonner vie à l’écosystème de la planète sur terre et dans les océans.

LE CONSTAT

L’érosion des sols par les herbicides

Les agriculteurs sont les premiers utilisateurs d’herbicides, après les paysagistes, employés communaux et les particuliers. Quel intérêt d’en utiliser ? Les herbicides peuvent être sélectifs en cours de culture pour détruire les herbes, dites mauvaises herbes, qui entourent d’autres plantes tel que du maïs ou du blé. Cette destruction sélective de l’herbe, et non pas de la culture, détruit entièrement l’herbe et sa racine dans le sol. Le traitement peut être aussi avant de semer les graines et en général sur des cultures sans labourage, en semis direct. Pour détruire le couvert végétal et les traces de l'ancienne culture, l'agriculteur utilise un désherbant total tel que le glyphosate. Vous trouverez facilement des traces d’atrazine ou de glyphosate (Roundup de Monsanto) dans les sols, dans l’air, sur vos meubles, dans les cours d’eaux et dans votre assiette. Quel impact sur la tenue des sols ? La prolifération des herbicides détruit les racines et casse la tenue de la terre lorsqu’il y a du vent (poussières) et lorsqu’il pleut. La pluie est le phénomène le plus impactant sur ces terres qui deviennent friables. Une terre dépourvue de racines perd aussi la vie qui est en elle avec les vers de terres qui sont herbivores et aussi les galeries servant de drainage naturel qu'ils ont réalisés. Cette irrigation faite par les vers de terres facilitent l’infiltration de l’eau dans le sol et à préserver une terre humide qui nourrira les plantations en période sèche. Toute cette terre et ces produits phytosanitaires finissent leur chemin dans les rivières et les océans. Un cours d’eau, rivière ou fleuve préservé doit avoir une couleur verte. Une couleur marron est le signe d’une érosion excessive de la terre. Cette appauvrissement est irréversible si la prise de conscience est trop tardive selon Dominique Arrouays (GisSol) : article les échos.

Dominique Arrouays, ingénieur à l’INRA, alerte sur l’effondrement de la fertilité des sols

Les rendements de l’agriculture intensive ne sont pas encore en baisse significative. Mais dans certaines régions, les sols sont tellement appauvris et pollués, comme en Chine ou en Afrique subsaharienne, qu’il est impossible de faire pousser la moindre plante !

Il confirme que la première menace de l’effondrement de la fertilité des sols est l’érosion. C’est-à-dire que la bonne terre, la terre “noire” qui est l’humus (épais de 10 cm), disparaît au fil des ans. L’humus a été enfoui par le labourage intensif, puis disloqué par les produits chimiques, et enfin il a été emporté dans les ruissellements causés par l’érosion. De plus, la suppression de la jachère par l’Europe en 2008 ne permet plus aux sols de se régénérer !

Documentaire de Clément Montfort de 2016 : Soigneurs de terre.

En 70 ans de labour, 25 cm de terre et d’humus ont disparu dans les rivières, il reste 25 cm avant d’atteindre les cailloux dans 50 ans. L’agriculture détruit son sol au lieu de l’améliorer.

Il insiste sur l’importance de recréer des parcelles avec des fossés et des haies qui sont des barrières naturelles au ruissellement. L’agriculteur a un grand intérêt économique d’aller dans ce sens, car il aura beaucoup moins de produits

Oui, en couvrant les sols par des cultures intermédiaires. Et en restaurant les haies et les fossés qui sont autant de barrières naturelles au ruissellement. Tout ce qui limite l’érosion est favorable aux agriculteurs. Moins il y a de ruissellement, moins il y a d’engrais chimiques (les azotés, les phosphatés et les potasses) et les nitrates qui partent dans les cours d’eau et les nappes phréatiques (source d’eau potable !). Et ça pèse dans les comptes d’une exploitation.

Dans certaines régions comme les Côtes d’Armor et la Beauce, les eaux souterraines sont polluées par les nitrates à un niveau supérieur à 50 mg/l (limite de l’OMS), alors que dans les années 1950 le taux n’était que de 1 mg/l.

La carte de la pollution aux nitrates des eaux souterraines en 2014 en France :

La carte des pesticides dangereux vendus en France (source Cash Investigation) :

Carte de l’utilisation du Glyphosate de Monsanto (source Association Robin des Bois) :

Carte de France du Glyphosate

Reportage France 3 à Arras sur l’origine des coulées de boues.

L’agriculture intensive est sans surprise la responsable numéro 1, l’urbanisation a bon dos mais elle est bien au second plan ! Plus l’érosion est importante, plus il faut des engrais pour nourrir artificiellement la terre et la culture.

En Ariège, toute la terre du champs aura fini sur la route.

C’est la conséquence de la destruction des talus, des fossés et de l’utilisation des herbicides qui ne donne plus aucune tenue à la terre ! On remarque que les sillons du labourage sont réalisés dans le sens de la pente ce qui accentue la puissance de la coulée de boue…

Les conséquences d’un orage dans un village

…entouré de champs sans talus et voués à l’agriculture intensive. Le ruissellement des eaux arrive subitement dans le village bordé d’un ruisseau. Les habitations détruites ont des conséquences sociales chez les victimes. De plus cela cause une pollution invisible par les déchets et sans doute des chimiques qui ont été emportés par le ruisseau.

Les maladies attribuées aux produits phytosanitaires

La leucémie chez l’enfant, lorsque la mère a été exposée pendant sa grossesse. De manière générale, tous types de produits neurotoxiques seront néfastes pour le développement de votre enfant. Des maladies ou des comportements anormaux peuvent apparaître à la naissance ou durant la vie de l’enfant. L’exposition à ses produits est souvent faite de manière passive : en habitant à proximité d'un champs, en se promenant dans les vignes, en utilisant un désherbant. La leucémie contractée par l’enfant lorsque son école est à proximité d’un champs ou de vignes traités. Il est anormal qu’un enfant contracte un cancer. Hors cela est très fréquent dans les régions utilisant des produits phytosanitaires. Tout homme ou femme politique responsable devrait interdire sur-le-champ ces produits. La maladie de Parkinson ou d’Alzheimer ont un taux de fréquence plus élevés chez les professionnels de la vigne. Le cocktail de produits utilisés dans les régions vinicoles rend l’air irrespirable quasiment toute l’année. Comment la population ayant des enfants peut-elle encore habiter dans ces régions très dangereuses ? Une pollution nucléaire de type Tchernobyl qui est ponctuelle, pourrait presque paraître moins dangereuse qu’une pollution permanente à tous ces produits toxiques. Le cancer du sang ou de la prostate chez les agriculteurs. Le lien est clairement établi que l’utilisation de produits phytosanitaires (pesticides, herbicides, fongicides) sont responsables de ces maladies. Il n’est cependant pas possible d’incriminer clairement quel produit a créé cette maladie car les agriculteurs utilisent de nombreux produits différents. Il peut aussi avoir un effet cocktail.

Les troubles du comportement chez les enfants.
Votre enfant est fragile, de sa naissance à l’adolescence, son cerveau est en plein développement, son système nerveux et endocrinien sont très fragiles. Si votre enfant est exposé à des produits chimiques (colles, peintures, etc), des produits phytosanitaires lors de l’épandage de agriculteurs / vignerons / paysagistes (pesticides, herbicides, fongicides), des colorants et conservateurs issus des plats fabriqués par l’industrie agroalimentaire : IL RISQUE de développer une hyperactivité, des troubles de l’attention TDAH (impossibilité de rester concentré et attentif), un comportement violent ou développer l’autisme. Tout comportement étrange de votre enfant doit vous alerter sur votre environnement ! La nourriture est essentielle à son bon développement, TOUT SUCRE doit être au maximum banni comme les confiseries, les céréales ou gâteaux chargés en sucres. Soyez extrêmement vigilants sur les produits qui ne sont pas issus d’une agriculture BIOLOGIQUE !

L’INSERM : Etude sur la toxicologie et la dangerosité des intrants (produits phytosanitaires)

Sollicité par le Direction Générale de la Santé en 2011, l’INSERM a réalisé une étude sur la dangerosité notamment des pesticides et de leurs substances actives. Cette exposition des Hommes à ces produits peut se faire directement par contact, par l’air et par l’ingestion d’aliments contaminés (nourriture et eau). Pour leur rapport, l’INSERM s’est appuyée sur des spécialistes en épidémiologie et en biologie. DANS CE LIEN, LE RAPPORT. Le rapport met en évidence les liens évident et la plus forte probabilité de développer des maladies si vous êtes en contact direct ou indirect de ces produits : Cancer, Parkinson, infertilité, malformation congénital, hyperactivité de l’enfant, autisme et maladies neurodégénératives. L’INSERM n’a pas souhaité conclure mais à juste dressé un constat sur les différentes études existantes et leur véracité. Ci-joint le dossier presse.

Les semences

A la création de l’INRA en 1946, leur mission était de trouver les meilleures variétés de semences afin d’optimiser les cultures (taille homogène, croissance rapide, gros grains, …). Un catalogue est donc né de cette recherche afin de n’autoriser au fil du temps que les semences autorisées et interdire les semences paysannes. Les géants de la chimie se sont ensuite accaparé la spécialité en proposant des Organismes Génétiquement Modifié (OGM), semences entre croisement génétique et manipulation génétique. Pourquoi il a été longtemps interdit de ressemer ses semences et d’autoriser les OGM ? Les OGM sont des semences stériles et produisant leur propre pesticide ! Le terme stérile est essentiel. Heureusement qu’elles sont stériles pour leur non prolifération ou du moins la limitation à se croiser avec d’autres variétés. Stérile, pour que chaque année le paysan s’endette et rachète encore des semences à la multinationale. Le paysan est pourtant capable de ressemer ses semences d’années en années gratuitement. Le 28 juin 2018, l’Union Européenne a, une fois n’est pas coutume, créer une loi en faveur de l’agriculture biologique. Encore un peu de temps, car elle est prévue d’entrer en vigueur pour le 1er janvier 2021 ! De quoi donner du souffle aux société Monsanto, BASF, SYNGENTA, DOW, etc pour trouver de nouvelles pirouettes ! Mais cela avance dans le bon sens et les paysans bio pourront officiellement réutiliser et revendre leurs propres semences.

Le développement de l’autisme depuis 1990 aux USA et l’utilisation de l’herbicide Glyphosate de Monsanto

Aux Etats-Unis, le taux d’enfants autistes poursuit une tendance quasi exponentielle depuis 1990. L’inquiétude est fondée, le taux est passé 1/5000 en 1975 à 1/68 en 2010. Les études et les lobbies commandités par MONSANTO et leurs amis de la chimie (BAYER, SYNGENTA, BASF, DOW) diffusent des milliers de faux rapports non signés par leurs société pour qu’ils paraissent indépendants scientifiquement ! Leurs actions leurrent l’opinion publique et les responsables politiques chargés de protéger la population. Le principal argument pour gagner du temps est que les techniques de dépistages se sont améliorées, ce qui augmente forcément le nombre cas dépistés.

Hors, la réalité est que depuis 1975, l’utilisation de produits phytosanitaires n’a cessé d’augmenter. Le produit Roundup à base de Glyphosate est le principal visé, car il est le plus utilisé. Mais TOUS les produits chimiques phytosanitaires sont responsables de cette épidémie à grande échelle.

Le Docteur Stephanie Seneff, chercheuse au MIT (Massachussetts Institute of Technology), étudie depuis de nombreuses années quelles sont les causes de l’autisme et de son augmentation. Ses conclusions sont sans appel. L’augmentation de l’utilisation du Glyphosate est en parfaite corrélation avec la courbe du nombre d’enfants touchés par l’autisme. Cette substance chimique est présente dans l’herbe, les animaux qui la mange, dans l’air et dans les êtres humains qui consomment ces animaux. La seule solution est l’agriculture BIOLOGIQUE, selon ses conclusions.

Graphique sur l'autisme et le Glyphosate de Monsanto aux USA

Ci-dessus le graphique montre la corrélation entre l’autisme et en particulier le glyphosate de Monsanto.

Les effets sur les écosystèmes

Environ 95% des produits déversés dans les cultures atteignent une autre cible que celle visée. Ils finissent dans les cours d’eau ou l’océan par le ruissellement des eaux de pluie ou bien ils sont transportés par le vent dans d’autres cultures. La légèreté des molécules pollue également l’air que nous respirons, la population rurale est fortement exposée à ce danger invisible. La dispersion des produits phytosanitaires dans l’ensemble de l’écosystème atteint toutes les espèces de plantes, de vertébrés ou d’invertébrés. Tel un médicament, chaque pesticide ou herbicide a un effet spécifique sur ses victimes : Le Thiaméthoxame (désoriente le retour à la ruche des abeilles, et elles finissent par mourir), Anticholinestérase (intoxication des oiseaux), DDT (cancérogène et rend les huîtres particulièrement sensibles aux infections fongiques), Carbamate (perturbateur de la thyroïde chez les rongeurs, oiseaux, amphibiens et poissons), etc. Le cocktail de tous ces produits déversés par tel ou tel agriculteur / viticulteur (ou autres) est une catastrophe écologique car l’utilisation de ces produits est systématique dans les parcelles. La combinaison d’un produit avec un autre peut développer des cancers ou d'autres perturbations. Au final, la nature dans son ensemble est totalement inopérante.

La liste des effets des pesticides sur l’environnement : Source Wikipédia.

Depuis 2007, l’Union Européenne a décidé de supprimer la mise en jachère obligatoire de 10% des terres, face à la demande croissante de l’Inde et de la Chine en céréales et autres produits agricoles. Cette décision a fait disparaître plus de 1/3 des oiseaux qui n’ont pu trouver la biomasse des insectes volants pour se nourrir. A la place de la biomasse, ils ont trouvé encore plus de pesticides, d’herbicides et de fongicides persistants.

La jachère est une technique ancienne qui permet à la parcelle de se régénérer en éléments nutritifs naturels. La vie reprend court pendant au minimum une année par les herbes hautes, les fleurs et les insectes (volants ou vers de terre). La culture suivante est alors meilleure grâce à cette revitalisation naturelle, cet apport nutritif et ce décompactage de la terre.

Source CNRS et Museum d’Histoire Naturelle.

Depuis 1989, 80% des insectes volants ont disparus en Europe. Les pratiques agricoles sont encore en cause avec l’utilisation systématique de produits phytosanitaires. Ces pratiques n’ont aucun sens et sont faites sans connaissance de la nature.

Etude Plos One en Allemagne.

Les organismes deviennent résistants aux pesticides / fongicides

Jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS, a réalisé une étude internationale sur l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes, tueurs d’abeille. Il a constaté qu’ils étaient responsable de tuer les abeilles mais aussi de renforcer la résistance des insectes ravageurs. Dans le même temps ils tuent les insectes polinisateurs ce qui réduit le rendement de la culture ! L’objectif initial qui était de tuer les ravageurs aura au final tué tous les invertébrés de l’air et du sol. Les ravageurs devenus résistants aux molécules sont devenus sans prédateurs. Les agriculteurs / viticulteurs utilisent donc des produits en prévention d’une menace ayant trouvé depuis longtemps la parade. Les produits sont alors de plus en plus nocifs pour venir à bout des insectes devenus ravageurs, faute de prédateurs. Un cercle infernal qui éradique toute forme de vie. Source article.

Les pesticides n’augmentent pas les rendements mais ils rendent plus résistant les ravageurs : Source Libération.

Dans la vigne, du vin ou du champagne, le mildiou est un champignon qui se développe sur tous les organes aériens de la vigne comme les feuilles, les rameaux et les grappes. L’oïdium est un autre champignon très présent dans les vignes. Ce dernier est devenu endémique, c’est-à-dire qu’il est toujours présent. Si on arrête le traitement préventif, il reprend le dessus. Une absence de traitement rend les vignes concernées comme une source de contamination pour les autres même à grande distance. Le seul traitement curatif pour une vigne trop malade est sa destruction.

En moyenne ce sont 16 traitements de phytopharmaceutiques (fongicide / pesticide / herbicide) par an et par parcelle : lien étude Agreste Primeur 2010.

Les fongicides utilisés sont aujourd’hui peu efficace. Les vignerons réalisent alors préventivement un traitement de type phoséthyl aluminium ou le métalaxyl tous les 14 jours ! Ce produit pénètre dans les feuilles et la vigne pour la protéger. Ces produits pénètrent aussi dans les grappes de raisins, qui finissent dans vos verres ! Le professeur Seralini, professeur en biologie, démontre qu’un vin traité peut contenir jusqu’à 5 fongicides différent. Le goût du vin devient alors acide. Le sulfatage des produits sur la vigne donne aussi mal au crâne pour ceux qui sont les plus sensibles.

Où trouve t-on des traces de ces produits ?

Vos cheveux, les animaux, les arbres, les sols, les cultures, sur vos meubles, dans l’eau potable, dans l’air que vous respirez, sur vos animaux de compagnie… sur vos enfants.

La liste des produits utilisant des molécules de MONSANTO : ici.

Le délai d’incubation de la molécule et homologation

Tyrone Hayes, professeur en biologie de l’université de Berkeley (Californie) avait été consulté en 1997 par Syngenta (ex Novartis) sur la toxicologie de l’Atrazine. Il trouva une toxicité inattendue qu’il souhaita mettre au rapport, mais la firme refusa et stoppa le versement des fonds pour la poursuite des recherches. Après avoir trouvé de nouveaux fonds en 2002, il prouva qu’une exposition à l’Atrazine même à faible dose faisait développer assez rapidement chez des grenouilles mâles des caractéristiques d’une femelle. Aussi des individus des 2 sexes ont développé des organes reproductifs mâle/femelle pour être bisexuel.

Ce produit herbicide est très utilisé dans le monde. Il a pour caractéristique d’être très persistant dans les sols en les polluants pour presque 100 ans. En 2003, l’Atrazine a été interdit en France, mais il subsiste toujours des quantités importantes dans le sol, l’air et l’eau.

Ce produit chimique en particulier et les autres en général (tel que le Glyphosate Roundup) sont un danger pour la vie sauvage et l’Homme. Chez l’être humain il est principalement responsable du cancer du sein, des testicules et de la prostate.

Les délais d’incubation et d’exposition aux molécules des animaux de laboratoire sont limitées (3 mois) lors de l’octroi des certificats de mise sur le marché des substances. Hors souvent, comparé à une exposition d’une vie humaine, les maladies surviennent dans des délais plus long, 12 mois minimum, après une exposition prolongée chez l’Homme mais aussi les oiseaux, les poissons, les larves, les mammifères, … Le professeur Séralini en a fait aussi le constat. La nourriture étant en plus elle-même de base contaminée lors des études des firmes, il est alors difficile de dire si l’impact du pesticide ou de l’OGM sur les rats a un réel impact. Pour cela, ils doivent être élevés et nourris avant le lancement d’une étude de la firme chimique avec des aliments biologiques.

Membres des commissions pour octroi certificats

Pour la transparence des décisions, il est important de connaître qui sont les personnes responsables de la validation des autorisations sur le marché des produits phytosanitaires : Les membres. Malheureusement la page a été supprimée par le ministère de l’agriculture.

Liste des produits autorisés

Catalogue des produits phytosanitaires autorisés : ici.

Le 29 mai 2018 à 2h du matin, 63 députés sur 577 ont permis de reconduire l’autorisation du Glyphosate

Une date historique pour la Démocratie, la désobéissance et l’autonomie des populations vis-à-vis des élus que le peuple a naïvement élu : lien vers les résultats du vote. Et votre député, il a voté quoi ?

Selon un sondage pour le Figaro en novembre 2017, 81% des français sont pour l’INTERDICTION du GLYPHOSATE. Le 29 mai, 74% des députés ont votés pour l’AUTORISATION du GLYPHOSATE.

L’intérêt de cette question était tellement prioritaire que seulement 85 parlementaires étaient présents sur 577. 63 ont votés POUR la reconduction du Glyphosate, 20 ont voté CONTRE et 2 se sont abstenus.

Il est clair que les parlementaires (députés ou sénateurs) servent d’autres intérêts que celui de l’intérêt général, et donc des intérêts privés, de carrières ou électoralistes. Il va donc de soit que ne pas aller voter est un acte démocratique afin de rendre illégitime leur élection.

En Suisse, la Démocratie participative (directe) est un outil permettant au peuple de s’exprimer. Il suffit d’obtenir 100’000 signataires dans un délai de 18 mois pour pouvoir réaliser un référendum d’initiative populaire. Les référendums sont regroupés lors d’un même scrutin sur 4 dimanches par an. Les décisions prisent par le peuple peuvent alors être inscrites dans la Constitution du pays. Une interdiction des pesticides pourrait très bien se passer dans les prochains mois en Suisse.

L’affront de la Commission Européenne en 2017 face à ses citoyens

Avec plus d’un million de signataires de citoyen européen, la commission a été obligée d’étudier la question du Glyphosate, avec comme objectif : «Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques».

Au vu des différents rapports et témoignages, la Commission Européenne a débouté cette demande :

«La Commission estime qu’il n’existe aucune raison scientifique ni juridique
justifiant une interdiction du glyphosate et ne compte pas faire de proposition législative
en ce sens. En particulier, les éléments de preuve scientifiques ne permettent pas de
conclure que le glyphosate est susceptible de provoquer le cancer. Par conséquent, la
décision prise par la Commission de renouveler l’approbation du glyphosate (pour une
durée de cinq ans) est pleinement justifiée.»

Ci-joint le rapport de la Commission Européenne.

Hors en 2018, le paysagiste Dwayne Johnson a gagné son procès contre Monsanto et le Glyphosate. La firme a été condamnée pour avoir causé son cancer. Et en mai 2019, l’émission “L’oeil du 20 heures” annonce qu’une liste de 200 politiciens, scientifiques ou journalistes ont été approchés par Monsanto pour influencer sur les bénéfices du glyphosate et des OGM. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que la commission européenne ait été influencée.

Le cocktail des pesticides se retrouve dans votre habitation ! Une bonne raison d’acheter des produits certifiés sans pesticides (donc biologiques) :

Schéma des pesticides présents dans les maisons

QUELQUES VIDEOS DES POLLUTIONS

Tous les 14 jours, les vignes du vin et du champagne sont traitées en préventif contre le mildiou et l’oïdium

Ici, sur un air de musique classique, vous remarquerez la volatilité du produit dans l’air et l’absence totale de haies permettant de contenir la propagation des champignons et des insectes ravageurs. Les produits pénètrent le raisin, qui se retrouve au final dans votre verre. Un verre de vin conventionnel peut contenir jusqu’à 14 pesticides différents, comme le vin rouge Mouton Cadet de 2010 (Étude Que Choisir),  avec une teneur en pesticide 3300 fois supérieur à la norme de l’eau potable (0,5 μg/kg) :

Vidéo d'un pulvérisateur vinicole dans le champagne (idem pour la vigne du bordelais) :

L’explication des pesticides vu par des exploitants vinicoles

La présence de pesticides dans du vin ou du champagne est jusqu’à 5000 fois plus important que le maximum autorisé pour de l’eau potable. Les agriculteurs “bio” doivent même payer pour prouver qu’ils ne polluent pas. Le vin conventionnel est devenu un poison qui est fait de multitudes d’ajout d’arômes ou de conservateurs tel les sulfites (dioxyde de souffre sous forme de gaz). Un vin rouge contient en moyenne 242 μg/kg de résidus de pesticides, contre 114 μg/kg pour les rouges et 95 μg/kg pour les rosés. Un vin BIO n’en contient pas :

Extrait d'un forum de 2010 de vignerons travaillant pour la reconnaissance des AOC :

La responsabilité des GSM comme Carrefour, Auchan, Casino et Leclerc

Tous ces centres commerciaux se battent pour être les moins chers… mais au prix de la qualité des produits, de l’exploitation humaine et de l’environnement. Le “bio” rapporte pour l’image de l’enseigne et aussi ils sont vendus injustement plus chers. L’aberration de ces grandes surfaces est que vous trouverez aux rayons bio des pommes d’Argentine et des avocats du Mexique (lien montrant l’acception des GSM dans des assassinats de producteurs) … la sécurité des producteurs compte autant que l’environnement dans le bio. Vous payez donc cher un produit qui coûterait le même prix si il avait été acheté en France ou en Espagne, avec la pollution du transport maritime et le sang en moins !

Les pommes biologiques des magasins E. Leclerc proviennent de l'autre bout du monde !

Cash Investigation met à jour ces abus de l’industrie et des centres commerciaux ! Ne leur faite pas confiance, et lisez bien la provenance de vos aliments, 1500 km du lieu de consommation est un maximum ! Pour vos fruits et légumes, préférez la cueillette à la ferme (10x moins cher !), les magasins d’agriculteurs ou les enseignes bio tel que les Biocoop, Santé Nature, Azur Bio, …

Cash Investigation de 2015, enquête sur la teneur en pesticides dans les cheveux de vos enfants :

Une étude réalisée en Californie prouve qu’un enfant exposé aux pesticides sera moins intelligent

Le QI de votre enfant est directement lié à son exposition aux pesticides. Les pesticides sont faits pour tuer les fonctions cérébrales des insectes ravageurs mais si l’Homme et la femme enceinte en est exposée, cela devient une catastrophe pour l’enfant… Un scandale sanitaire. Autisme, trouble de l’attention, … On estime que 50% des futurs enfants dans la prochaine décennie auront besoin d’une aide particulière.

Documentaire de La Vraie Démocratie de 2017 :

L'air que nous respirons est un cocktail de molécules phytopharmaceutiques :

Le professeur Gilles-Eric Séralini avertit depuis des décennies sur la dangerosité des pesticides et des OGM

Ce biologiste français est reconnu pour son implication dans la recherche des effets des produits phytosanitaires sur le vivant. Depuis des décennies et la création de l’association CRIIGEN, il réalise des études pour étudier l’effet des produits et sur leur composition exacte. Parfois décrié pour ne pas divulguer sa méthodologie scientifique de ses travaux, il a pourtant largement raison depuis le début. Les produits phytopharmaceutiques sont extrêmement dangereux pour l’Homme et la Nature !

Des milliers de cas de cancers sur l’Homme sont à mettre à l’actif de ces produits. Il révèle que la substance active n’est parfois pas la plus toxique, car elle représente que 30 à 40% du produit. Le reste du produit est composé de poisons à des doses parfois infimes tel que l’Arsenic.

Suite à l’affaire des “Monsanto Papers” et à la fuite de documents en 2016 en faveur de l’ONG “Us Right to Know, la justice américaine a ordonné en mars 2017 la déclassification des documents de l’EPA (Agence de l’Environnement Américaine) puis de Monsanto. Dans ces documents, il apparaît que les liens entre Monsanto, des scientifiques de renom, des agences sanitaires et des politiques sont très étroits ! La firme a influencé et corrompu de nombreuses personnes pour permettre la vente de leur produit ultra-toxique pour l’Homme et la Nature. Dès 1984 les toxicologues de l’EPA indiquaient dans leurs rapports que le Glyphosate entrainait des tumeurs cancéreuses. Mais ils furent vites désavoués par leurs supérieurs et leur collusion avec Monsanto.

Le Ghostwriting a été très utilisé par la firme afin de diffuser des études scientifiques en faveur de leur produit écrites par Monsanto mais signées par des scientifiques de renom internationale.

En 2018, le procès de Dwayne Johnson aura été marquée par la reconnaissance d’un tribunal américain de son cancer incurable causé par un produit à base de Glyphosate de la firme Monsanto (BAYER) confirmant sa toxicité pour les êtres humains.

Grâce à la libération des documents internes de Monsanto, le professeur Séralini a la preuve que son étude publiée en novembre 2012 (ci-contre) sur les effets des OGM et du RoundUp de Monsanto a été retirée de la revue Food and Chemical Toxicology par le Pr A. Wallace Hayes qui était en collusion directe avec Monsanto.

Le 9 mai 2019, l’émission “L’oeil du 20 heures” de France 2 diffuse de nouvelles révélations : Monsanto a influencé ou tenté d’influencé plus de 200 politiques, scientifiques ou journalistes ! Les géants de l’agrochimie ont des méthodes très néfastes pour la démocratie et la planète. Dommage qu’il y ait au bout des responsables très influençables.

LES SOLUTIONS

Comparons une agriculture avec et sans produits phytopharmaceutiques

Avec produits : Herbicides, pesticides, fongicides chimiques

  • Les plus :
    • Meilleur rendement la première année, mais baisse pour les suivantes
  • Les MOINS :
    • Les insectes ravageurs deviennent de plus en plus résistants aux pesticides, et ils vivent sans prédation. Traiter ne sert plus à rien !
    • Baisse du rendement dès la deuxième année
    • Le coût des graines OGM, les coût des produits phytopharmaceutiques, le coût des engrais
    • Destruction de la biodiversité des insectes et des oiseaux se nourrissant des insectes ravageurs
    • Les racines mortes présentent dans la terre sont détruites par les herbicides : Les vers de terre n’ont donc plus de quoi se nourrir et meurent
    • L’absence de vers de terre a pour conséquence l’absence d’irrigation des sols. L’eau de pluie ne s’infiltre plus et n’est plus stockée pour nourrir la culture. La terre devient compacte, empêchant l’eau de s’infiltrer. C’est alors que l’eau de pluie entraîne la terre et les limons / les sédiments / l’humus (accumulés depuis des centaines d’années) partent dans les fossés, les ruisseaux, les rivières et enfin les estuaires des océans. Cette érosion est une catastrophe écologique car elle appauvrit les terres, détruit la flore des cours d’eau (excès de boues), détruit la faune avec les pesticides / herbicides qui se retrouvent dans l’eau puis dans les océans. Les poissons sont tués par cet enchaînement de conséquences
    • Consommation en eau importante en été
    • Absence de talus et de haies qui protègent la propagation des insectes ravageurs. La présence de ravageur dans un grand champ impose le traitement de l’ensemble du champ. Alors qu’un petit champ bordé de talus et de haies n’impose pas le traitement de toutes les parcelles
    • Les techniques de labourage qui détruisent les espèces vivants dans la terre
    • Les sols deviennent stériles

Une agriculture respectueuse de l’environnement, dite biologique :

    • Les moins :
      • Méthode de travail à réapprendre. Ce qui a été appris à l’école doit être désappris
    • Les PLUS :
      • Biodiversité protectrice préservée en bordure des champs avec des talus et des haies variées
      • Biodiversité préservée dans les sols grâce à l’irrigation naturelle faite par les vers de terre
      • Terre naturellement aérée et humide par l’action des vers de terre, même en été
      • Les insectes ravageurs ont des prédateurs (insectes et oiseaux)
      • Le coût en engrais, produits phytopharmaceutiques, graines est réduit à zéro
      • La terre tient et ne part pas en érosion. L’humus est conservé et est renforcé avec les années
      • La terre est très fertile !
      • Aucune pollution des cours d’eau, des nappes phréatiques et de l’eau du robinet
      • Pas de maladies “professionnelles” pour les agriculteurs ou viticulteurs (Parkinson, cancers, etc)
      • Écosystème équilibré, vivant qui agit en protection des cultures !
      • Le semis direct : Méthode qui évite le labour et la destruction de l’écosystème des sols : exemple en Suisse et dans l’Oise

D’après Bernhard Streit, professeur à la Haute école spécialisée bernoise, pour ménager le sol, respecter l’environnement et avoir une bonne récolte, trois éléments sont importants : “Le sol doit si possible ne pas être travaillé. Il doit être couvert en permanence par des végétaux, et il faut que les cultures successives de la rotation soient parfaitement adaptées les unes aux autres.”

L’intérêt du couvert végétal avec la méthode du semis direct est que les racines du couvert chargées en azotes et en éléments nutritifs (par exemple du féverole) restent dans la terre et favorise la poussée de la culture. Un agriculteur l’explique bien dans ce lien. Cependant, si la biodiversité est insuffisante à proximité du champs, alors certaines espèces comme les limaces peuvent proliférer sans prédateurs, il faut alors détruire le couvert végétal avant de passer le semis (et sans GLYPHIOSATE !). Il est aussi possible d’utiliser un scalpeur qui coupe le couvert à sa base tout en conservant les racines nutritives et laisse se décomposer le couvert végétal.

Avec ces méthodes, un agriculteur gagnera 50% de son temps sur chaque hectare tout en préservant sa terre. Il n’aura pas besoin de faire de labour.

LES CONDITIONS POUR AMÉLIORER L’ENVIRONNEMENT ET LES REVENUS AGRICOLES par l’absence de produits phytopharmaceutiques :

  • Respecter des tailles de parcelles avec une largeur de 200 mètres au maximum. Et entre 200 et 750 mètres de longueur si vous êtes en région bocagère ou céréalière, soit entre 4 ha et 15 ha
  • Créer de nouveaux talus composés de haies entre les cultures pour les protéger des insectes ravageurs
  • Respecter au moins 10% de la surface à de la jachère et 10% à des surfaces de talus d’une largeur de 5 mètres entre les cultures afin de favoriser l’effet lisière (différence entre les températures diurnes et nocturnes plus faibles)
  • Varier les cultures entre chaque parcelles. Ces cultures ne devront pas avoir les mêmes nuisibles afin de limiter la propagation sur les parcelles voisines
  • Semer les graines par la méthode du semoir à semis direct : Protège la biodiversité de la terre, protège des mauvaises herbes et nourrit les cultures en utilisant peu d’engrais
  • Utiliser des variétés de graines anciennes et résistantes

Par ces méthodes, l’agriculteur augmentera ses marges brutes de +44%, et il aura un rendement équivalent à la méthode polluante ! Pour plus d’informations sur ces méthodes, vous trouverez des études intéressantes ici :

Pour tester la méthode du semis direct, louez-le ? Il existe de nombreuses offrent de location ou de partage des machines agricoles !

Des formations existent ! Ou demandez à vos confrères agriculteurs de partager leur expérience !

Où acheter des semences ? Kokopelli, Semences Paysannes, etc

Le 01/01/2019 il sera interdit de d’utiliser et de posséder des produits phytopharmaceutiques pour les particuliers (redonnez les aux centres de recyclage). Petite astuce à destination des particuliers utilisateurs d’herbicide : Comment réaliser un herbicide naturel ?

  • cinq litres d’eau,
  • un kilo de sel iodé,
  • 200 ml de vinaigre blanc.

Le traitement naturel et biologique contre l’oïdium de la vigne :

Décoction de racines d’ortie ou d’oseille : faire tremper dans un litre d’eau, 100 g de racines pendant 24 h. Laissez frémir 30 minutes et utiliser pur.

Les traitements biologiques de la vigne : lien.

Toutes les plantes médicinales se trouvent près des vignes :

La fougère, la consoude et la prêle des champs.

Le réveil tardif de la PAC européenne

La PAC 2015-2020 a élaboré de nouvelle règles pour 2015-2020 pour la préservation des haies et des arbres sur les parcelles agricoles. Chaque éléments naturel doit être répertorié, comme les haies, les arbres, les plans d’eau, les marécages, les bosquets…

Après avoir détruit des millions d’arbres et d’abris pour la faune et la flore depuis l’après-guerre, la PAC se réveille un peu tard. Et encore une fois il n’y a aucune obligation à recréer les talus détruis mais juste une incitation donnant droit à des subventions. Un résumé sur Mission Bocage de ces nouvelles dispositions : lien.

Pour comparer les talus et haies existant dans les 1950 et ceux restant aujourd’hui, vous pouvez vous rendre compte de l’étendu des dégâts grâce aux cartes aériennes de l’IGN : lien.

Image aérienne comparative IGN

L’Espagne, le bon élève de la BIO en Europe

La crise financière de 2007 n’a pas que du négatif ! Depuis 2008, l’Espagne a radicalement changée ses pratiques agricoles pour devenir aujourd’hui le 1er acteur de l’agriculture BIO en Europe ! L’agriculture BIO produit plus de richesse en terme de revenus et aussi en terme de foncier, avec des terres et un écosystème meilleur d’année en année.

Point positif : Toute l’Europe va dans ce sens, même les pays les plus en retard comme la Pologne. Vous trouverez ci-joint le rapport de l’AgenceBio.org.

L'agriculture BIOLOGIQUE en Europe. Comparatif des pays.

Dans toute culture, une complémentarité avec les animaux sauvages existe

Les solutions alternatives existent aussi en riziculture. Pour éviter la pousse de mauvaise herbe et l’utilisation d’herbicides, des canetons sont utilisés dans une rizière de Camargue : lien. Cette méthode ancestrale chinoise montre que la réalisation d’une activité en appelle en général une autre qui se complète. Le riziculteur peut être aussi un éleveur de canards !

Les céréaliers ont eux d’autres amis pour la lutte des campagnols, les petits rongeurs invisibles car vivant la plupart du temps sous terre. Les rapaces diurnes (buse, faucon, héron, pie, corneille) et nocturnes (hibou, chouette) sont les principaux prédateurs des campagnols. Côté mammifères les renards, fouines, belettes, putois ou martre sont aussi des prédateurs du campagnol. L’agriculteur ou le céréalier doit aussi travailler avec les animaux et favoriser leur installation pour la protection des cultures.

De manière générale si les animaux sauvages sont suffisamment nombreux et variés, ils équilibreront entre eux leur population. Et l’utilisation de produits phytosanitaires n’empêche en rien un nuisible de faire son travail si il est déjà dans la plante ou si la graine n’a pas encore germé dans le sol. Le traitement sera donc inefficace. Il n’y a aucune différence de perte de récolte entre une agriculture phytosanitaire et une agriculture biologique. Se battre contre la vie est un éternel recommencement où l’Homme ne gagnera jamais. Il faut ré-apprendre à travailler avec la Nature qui est notre allié.

 

L’agriculteur doit se prendre en main avec son réseau d’agriculteurs. Il ne doit attendre aucunes aides de la part de l’État ou de la chambre d’agriculture. Il n’y a pas de temps à perdre, les terres s’appauvrissent et la biodiversité est au plus mal.

EN VIDÉO, COMMENT RÉALISER LE SEMIS DIRECT ?

Un semis direct doit être l’unique moyen de cultiver une terre : Il diminue de 50% les frais de carburants et presque de 100% les intrants (engrais et produits phytosanitaires). Le rendement est identique. Pour redonner de la vie à une terre morte par le labour et les produits, un agriculteur devra attendre 5 ans pour retrouver le rendement de sa terre. Aujourd’hui, l’agriculteur a l’obligation de convertir ses cultures en SEMIS DIRECT avant qu’il perde TOUT et de rendre ses terres totalement polluées et infertiles.

La base du semis direct. Cette vidéo est très claire et pédagogique sur l'absolue nécessité d'utiliser cette méthode agricole.

Sur la parcelle n° 5 de cette expérimentation en couvert végétal, la couverture de la terre par les plantes est idéale. Les plantes choisies sont : l'avoine brésilienne, la phacélie, le tournesol et la féverole.

Vidéo de Félix Noblia qui travaille en semis direct. Il dispose de nombreuses vidéos sur l'agro-écologie et sur ses élevages.

Vidéo de la technique du semis direct (sous couvert végétal), pour augmenter les marges des agriculteurs. L'agriculteur partage ses connaissances sur les plantes du couvert et sur les machines utilisées.

Le maïs peut aussi être réalisé en semis direct ! Le couvert végétal fait office de désherbant et les corneilles s'occupent de manger les limaces. Le rendement en BIO est de -5% sur une moyenne de 4 années. Mais cette perte est largement compensée par la baisse des coûts : essence, charrue, engrais, pesticides et herbicides.

LES PRINCIPAUX POLLUEURS

  • L’Europe libérale, la PAC et les traités commerciaux intercontinentaux :

Par son libéralisme, la Politique Agricole Commune est une catastrophe écologique et économique pour les agriculteurs.

La politique de remembrement des terres agricoles a été désastreuse. Le but était de rassembler les terres éparpillées des agriculteurs. Le résultat est que les parcelles sont devenues trop grandes au détriment de la biodiversité. La plupart des talus, des haies et des arbres ont été abattus, notamment entre 1960 et 1980 où le remembrement a été intensif.

Chaque pays doit fournir en priorité sa population, puis exporter vers ses voisins les plus proches. Chaque agriculteur doit se prendre en main via des réseaux de vente coopératifs.

  • Les GSM, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino :

Toutes les grandes et moyennes surfaces doivent être boycottées pour l’achat de fruits et de légumes, même sur leur rayon biologique. Si ils peuvent respecter l’aspect biologique, ils ne respectent pas l’aspect local et la pollution des transports.

  • Les chimistes tel que BAYER (MONSANTO), SYNGENTA, DOW … :

La puissance des chimistes est tel qu’ils influencent par les lobbies les parlementaires élus par les peuples. Ils diffusent de fausses études par millier afin de noyer la vérité et les vraies études indépendantes sur les effets dévastateurs des produits phytosanitaires sur la santé, les espèces et les écosystèmes.

L’ESSENTIEL DES LIENS UTILES

Les semences paysannes : Kokopelli ou Semences Paysannes.

Les parcelles agricoles sans glyphosate et celles en transition pour l’objectif de 2020 : Lien.

La pollution des sols par les produits phytosanitaires : Data Pesticides.

Carte des villes et villages sans pesticides : Lien. Rappelons que depuis le 01/2017 l’usage de produits phytosanitaire est interdit en France dans les espaces publics et la vente au particulier sera interdite au 01/2019. Sauf que la loi ne prévoit pas l’interdiction de l’usage de ces produits sur les terrains privés.

Vos députés votent-ils suivant votre opinion ? 81% des français sont pour l’interdiction du Glyphosate : Source Agir Pour l’Environnement.

Quels sont les effets d’un pesticide sur un organisme : Source Wikipédia.

LES RESPONSABILITÉS

Les êtres humains

Les pesticides et herbicides agissent en tant que perturbateurs endocriniens des fonctions cérébrales de l’Homme. Son QI et sa capacité d’analyse deviennent faibles face à la manipulation de l’industrie et des Etats. Plus ces produits chimiques seront présents, pire seront les choses par l’absence de mouvement positif de masse des femmes et hommes de cette planète.

Les hommes et femmes politiques

Tout est histoire de décision. Savoir dire OUI ou NON, et être parfaitement indépendant vis-à-vis de l’industrie et d’une éventuelle corruption. Ne pas voter en faveur de l’opinion générale du peuple est une évidente preuve de corruption passive, une insulte à la Démocratie et aux électeurs.

LES PESTICIDES EN FRANCE ET LA BIO EN EUROPE

Carte des pesticides en eau souterraine par Data-Pesticides

DATA PESTICIDES

Data Pesticides recense dans 2200 stations le taux de pesticides dans les nappes d’eau souterraines. Les fongicides ne sont pas collectés, d’où une pollution inférieure à la moyenne dans les régions vinicoles comme le bordelais. Vous pourrez grâce à ces données voir le taux alarmant de cette pollution invisible. Ces eaux qui étaient autrefois très pures, sont aujourd’hui polluées pour toujours.

LA CARTE DES TERRES AGRICOLES SANS GLYPHOSATE !

L’État français prend le contrepied de la FNSEA (syndicat des agriculteurs). Il a mis en ligne un site internet, le 7 décembre 2018, pour que les agriculteurs renseignent leurs parcelles qui sont au BIO et celles qui sont en transition !

Cette initiative (inespérée) est une excellente nouvelle. L’engagement de sortir du glyphosate en 2020 était déjà un acte fort contre les lobbies et les poisons de l’agrochimie, ce coup-ci chacun pourra savoir qu’elles sont les parcelles propres ! Pour l’agriculteur, cela va lui permettre de valoriser sa terre et le fruit de son travail grâce à l’agriculture biologique. Pour la population, cette carte va lui montrer l’urgence de changer face à l’omniprésence actuelle des produits phytosanitaires dans la terre, dans l’eau et dans l’air !

Carte de l'agriculture biologique en Europe par l'Agence Bio

LA BIO EN EUROPE

L’agriculture biologique prend son envol en Europe. La prise de conscience des consommateurs mais aussi des agriculteurs conscients de la pollution environnementale qu’ils provoquent, font changer les habitudes.

L’Agence Bio cartographie l’Europe et ses surfaces certifiées en BIO.

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de pesticides utilisés en France
0 %
des terres agricoles dans le monde sont de type biologiques
0 %
en + de surface BIO en 2017 en France