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Vers une politique terrienne

Quelle place a la politique dans notre organisation ? Aucune. Humming-Earth ne fait pas de politique, mais nous avons comme seul objectif de servir l’intérêt et la réflexion global.

L’engagement de toute femme ou homme en politique doit être désintéressé de tout intérêt partisan ou privé. Nous observons, comme le monde entier, que la politique est devenue un métier. On n’y rentre plus par conviction pour protéger les plus vulnérables, tous ceux qui n’ont en général pas le droit à la parole ou qui n’en disposent pas.

Les décisions et les lois sont décidées dans la sphère politique pour leurs propres intérêts. C’est pourquoi nous pensons que l’accélération des changements pour l’avenir se passe ici. Parfois les lois votées sont incomprises des citoyens, à tort ou à raison. La transparence fait partie de l’esprit Démocratique.

DÉFINITION DE LA POLITIQUE

Même si l’Homme politique a été élu selon un plan de campagne, il n’empêche qu’il doit être là pour répondre au problème de TOUS. Il doit donc composer avec les oppositions en écoutant leurs arguments et en trouvant les meilleures solutions en terme d’environnement et de social.

L’ETAT ACTUEL DE NOS REPRÉSENTANTS

Entre déconnexion de la réalité et corruption. Malheureusement nous en sommes là, le faible taux de participation aux élections est le reflet de cette réalité. Selon Transparency.org deux tiers des pays dans le monde ont un taux de corruption supérieur à 50%. La France a un taux de corruption évalué à 30% des élus.

Leur faible taux de présence au parlement lors de décision importante sur l’environnement est un facteur clé dans leur désintérêt sur la question. Le vote en France en 2018 sur l’interdiction de l’utilisation du Glyphosate a été une révélation entre les politiciens désintéressés, ceux qui sont restés tard dans la nuit pour porter l’intérêt de leur “client” qu’ils défendaient, et ceux qui étaient clairvoyant en votant contre le Glyphosate.

Le 22 mai 2018 Delphine Batho dénonçait le lien très étroit entre le parlement et l’industrie de l’agrochimie. Son amendement était déjà 90 heures avant sa diffusion aux députés sur le bureau de l’UIPP qui est l’association de BAYER-MONSANTO, SYNGENTA, BASF, … Cette association lobbyiste signifie : Union des Industries de la Protection des Plantes. Un vaste mensonge. Ce type d’association invite régulièrement des députés, sénateurs, maires ou des personnes ayant une influence particulière pour des séminaires ou des repas gratuits pour leur présenter l’intérêt de leur activité, faire du copinage et “graisser la patte”. Toutes les industries ont ce type d’association et le même mode de fonctionnement :

Les sénateurs ne sont pas en reste lorsque le 9 mai 2019 France 2 diffuse dans son émission “L’oeil du 20 heures” des fuites concernant les agissements des Lobbies. Monsanto (groupe Bayer) est encore en pole position pour se démarquer sur les méthodes d’influences des politiques, des scientifiques et des journalistes. Une liste de 200 personnes influençables ou à discréditer était tenue à jour par un cabinet de communication FleishmanHillard. Jean Bizet, sénateur influençable, en perd son sang froid lorsqu’il doit répondre à la journaliste concernant ses liens avec Monsanto. Il avait déjà en 2008 des liens étroits avec sa position sur les OGM. Extrait !

LES AMENDEMENTS

Les amendements sont une bonne choses afin de porter une question au vote. Mais ils sont parfois détournés pour servir un intérêt particulier voir religieux. Par exemple dans la nuit du 26 au 27 juin 2018, le parlement français retiré de la liste des lobbies les religions. Il se passe beaucoup de chose la nuit dans un parlement, lorsque la majorité des élus n’ont pas pu rester tard. C’est l’heure où les élus lobbyistes restent. Un représentant d’une religion peut donc aller voir n’importe quel élu pour l’influencer selon les textes de son culte. L’Eglise et l’Etat viennent donc de se réunir à nouveau en catimini.

Un amendement peut être émis pour améliorer une loi ou enlever des éléments qui sont contre certains intérêts. Il n’est pas rare que des députés (ou sénateurs) émettent des amendements avec exactement le même argumentaire que leur ont fourni les lobbies ! Le chemin vers la démocratie et la transparence est encore long !

LES LOBBIES

Les lobbies sont communément des groupes de pression servant à influencer les décideurs, et donc très souvent les politiques. Pourquoi les politiques sont visés ? Car c’est eux qui décident pour un pays ou une région. Le lobby qui est payé par son client, souvent un industriel, est un mercenaire qui fera tout pour satisfaire son client et arrivé à l’objectif ! Ses bureaux sont généralement situé à proximité directe des parlements ou des ministères. Leur rôle est simple : Faire plier les lois en faveur de leurs clients industriels pour faire perdurer leurs activités et avec des profits maximaux. L’industriel utilisant un lobby ne s’intéresse pas aux conséquences environnementales de son activité mais seulement au profit immédiat.

Nicolas Hulot expliquait lors d’une émission télévisée que l’influence importante des lobbies sur les institutions : “Il y a un moment, il faut qu’on arrête d’être naïfs. Ces firmes – et je vais parler avec prudence parce que croyez-moi, on se sent tous menacés par ces firmes-là – ont des moyens de pression que l’on subit les uns et les autres. Il faut quand même le savoir, et faire en sorte que le lobbying de ces entreprises ne court-circuite pas la démocratie. Ces firmes ne sont puissantes que parce qu’on est faibles.”

Humming-Earth souhaite une transparence totale

L’Etat actuel de notre monde ne peut plus supporter cet agissement permanent des politiques qui utilisent notre bien commun pour servir leurs intérêts personnels ou professionnels.

Cela fait des décennies, 50 ans, que la question environnementale est connue de tous et que la courbe du dérèglement climatique commençait à accélérer. Au lieu d’agir, aucun mouvement ne s’est passé.

Cette politique n’est plus possible. Le peuple doit faire entendre sa voix en se regroupant et faire plier leurs décisions. Car tout est question de décision. Pour changer le monde de demain, il suffit d’interdire maintenant l’importation des produits à plus de 2000 km, d’interdire les centrales à charbon et de développer à outrance les pistes cyclables. Ces premières mesures sont-elles difficiles à prendre lorsque l’enjeu est la survie de la planète ?

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