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Charbon, fioul lourd et diesel

Les énergies fossiles participent activement au dérèglement climatique. On compte plusieurs origines pour les plus courantes : le bois, le charbon, la houille, le gaz naturel, l’essence, le fioul domestique et le fioul lourd.

Les particules les plus nocives sont celles d’oxyde de soufre SO2, et dont l’inhalation est très irritante. Le fioul et le charbon sont les principaux responsables du rejet de SO2 par le biais de l’industrie de l’énergie et des transports maritimes.

LES OBJECTIFS PRINCIPAUX DE RESTRICTION

  • Supprimer la production d’énergies polluantes : Centrales à charbon en priorité.
  • Interdire 80% des produits importés à plus de 1500 km du lieu d’utilisation.
  • Retrouver le trafic aérien de 1980.
  • Taxer le kérosène des avions comme les autres combustibles.
  • Passer le montant de la taxe carbone à 100 €/t CO2 dès 2020 (et non 2030).
  • Interdire l’utilisation du fioul lourd des navires.
  • Supprimer tous les panneaux publicitaires des villes et des campagnes pour lutter contre la surconsommation.
  • Interdire l’utilisation des cheminées et la combustion de bois ou de branchages.
  • Interdire les chaudières au fioul et au gaz dans les collectifs, les maisons, et tout autre bâtiment public ou privé.
  • Définir un quota maximal de véhicules électriques dans le monde.
  • Interdire les véhicules thermiques.
  • Limiter au maximum les transports intercontinentaux de marchandises et de tourisme : Supertanker, croisières, avions…
  • Imposer le ferroutage pour la traversée des pays, si un camion a plus de 50% de sa marchandise non destinée au pays traversé.
  • Interdire la vente de logiciels dont les mises à jours automatiques ne sont pas déconnectables totalement.

LES OBJECTIFS PRINCIPAUX DE DÉVELOPPEMENT

  • Rendre gratuit les transports en commun urbains et périurbains.
  • Développer en moins de 2 ans des autoroutes à vélo dans les villes de plus de 5’000 habitants et subventionner les vélos électriques.
  • Utiliser le vélo (au lieu d’une voiture) pour les trajets urbains et périurbains.
  • Inciter la population à habiter à moins de 5 km de son lieu de travail. Un crédit d’impôt de 200 euros par mois serait versé à ceux qui répondront à ce critère.
  • S’abstenir de voyages lointains en voiture, en avion et en bateau.
  • Développer au plus vite, en moins de 5 ans, d’autres sources d’énergie (nucléaire TWR et les éoliens nearshore) pour remplacer 100% de l’électricité fossile. Aider les pays comme l’Inde et la Chine.
  • Convertir 80% des avions à réaction par des moteurs à hélices turbopropulseurs.
  • Remplacer chaque panneau publicitaire par un arbre.
  • Consommer des produits cultivés localement et de saison.
  • Consommer des produits fabriqués localement.
  • Améliorer son habitat ou ses bureaux en renforçant son isolation (fenêtres et combles), en optant pour une toiture végétalisée ou  pour une toiture claire (tuile émaillée de couleur grise clair ou blanche).
  • Couper votre Box internet en journée et la nuit. Et éteindre son ordinateur lorsqu’il n’est pas utilisé.

LE CONSTAT

Le transport maritime

Le transport maritime est le principal responsable des émissions polluantes avec les navires marchands et de croisières, avec les particules d’oxyde de soufre. L’effet négatif de la mondialisation et des accords de libre échange conduit les entreprises et les grandes surfaces à se fournir au moins cher aux quatre coins du monde. Nos achats de biens de consommation génèrent inexorablement l’utilisation de navires de plus en plus nombreux. Chaque automobiliste participe dans le même temps à l’augmentation de la consommation d’essence et de diesel, et donc aux livraisons de pétrole brut par supertankers. Le trafic maritime est un exemple édifiant, un seul navire peut représenter une pollution jusqu’à 1 million de véhicules par bateau, juste en restant à quai avec les moteurs allumés ! Et les 20 plus gros navires polluent autant que tous les véhicules de la planète !

Le transport routier de marchandises

Les camions de marchandises sont en développement constant. La pollution issue de ces livraisons de produits manufacturés pèse lourd sur la pollution. En Europe, le transport de marchandises représentait en 2014 160’000 millions de kilomètres parcourus. Un rapport de 2015 du Commissariat Général au Développement Durable détaille ces chiffres. Le plus gros contributeur à cette pollution provenait de la Pologne avec un développement de +4,8% à l’international. Un camion venant de Pologne peut livrer sa marchandise en Espagne puis faire du cabotage (petites livraisons) dans les pays qu’il traverse pour rentrer à sa base de départ. Cependant, il peut traverser l’Allemagne et la France en transit, sans faire de livraisons. La pollution est donc énorme entre son point A et B puis son retour en A.

Rapport de 2015 du Commissariat Général au Développement Durable sur le transport de marchandises en Europe : ici.

Le transport aérien

L’avion a été une révolution dans les transports, c’est rapide et aller d’un continent à l’autre n’a jamais été aussi facile ! Le trafic aérien a plus que doublé depuis les années 1990, avec une croissance de 5% par an. Le tourisme intercontinental se développe à un rythme insoutenable pour la planète. Les aéroports génèrent aussi du trafic automobile avec les trajets en véhicule des voyageurs. Un aéroport est comme une ville avec ses magasins, son électricité et sa pollution : les avions polluent en phases de roulage, d’atterrissage et de décollage. Ce sont les phases les plus polluantes. Le vol l’est tout autant, avec en moyenne 500 litres de kérosène qui sont vaporisés dans la haute atmosphère pour un vol Paris – New York. Le changement climatique est fortement lié à cette libération de gaz à effet de serre directement en haute altitude. Pour aller plus loin, de nombreuses informations sur le site de l’ACNUSA.

L'évolution du trafic aérien est en parfaite corrélation avec la hausse des températures. Depuis 2003, il y a une explosion du trafic passager avec les compagnies low cost utilisant des avions à réaction. Cette pollution de 2003 a impacté la température en 2012, soit en 8 années. Depuis, les courbes sont parallèles :

Le feu de branchages en hiver

Le feu de branchages est très répandu sur la planète. Ces feux sont provoqués par les agriculteurs, les particuliers, les professionnels ou les municipalités. Souvent à la sortie de l’hiver, toutes les branches tombées au sol et les petits branchages sont rassemblés dans un coin pour être brûlés. Cette méthode est extrêmement polluante car elle libère une quantité importante de CO2. Ces morceaux de bois devraient être broyés pour être répartis dans les champs ou dans les aménagements urbains.

La pollution des villes par le diesel

Les villes modernes sont touchées par des épisodes de pollution, ce phénomène dure parfois plusieurs jours. La combustion de cette huile libère de nombreuses molécules polluantes qui sont toxiques pour l’environnement et la santé. A préférer, les véhicules à essence sont moins nocifs mais ils libèrent plus de CO2 dans l’atmosphère, ce qui favorise le dérèglement climatique. De nombreuses maladies cardiovasculaires et d’asthme lui sont propres. Elles viennent de la création du smog au-dessus des villes, un brouillard jaunâtre ou brunâtre, qui est chargé en CO2 et en particules fines d’oxyde d’Azote NOx. Il se crée l’hiver avec les brouillards en se condensant à l’humidité de l’air. Ce smog très nocif pour la santé et l’environnement est responsable des pluies acides. Il était déjà très présent au 13 ème siècle à Londres lorsque les habitants de la ville se chauffaient au bois. Certains constructeurs de véhicules sont aussi largement responsables de cette pollution, car ils vendent des véhicules qui ne répondent pas aux normes. Dans la réalité, ces véhicules peuvent polluer jusqu’à 50 fois plus que ce qu’ils annoncent. Volkswagen en a fait les frais en 2015 avec son logiciel truqueur permettant de détecter une phase de test à une utilisation dans la circulation et ainsi berner les organismes certificateurs. Le problème est que tous ces véhicules Diesel sont encore en circulation. Le constructeur allemand avait volontairement étudié le risque financier de leur mensonge. Ils ont conclu qu’ils avaient plus à gagner à mentir et à vendre un maximum de véhicules marketés « Green Diesel » que de répondre aux normes antipollution. Le documentaire « Dirty Money » S01EP01 explique de manière détaillée ce qu’il se passe en réalité chez les constructeurs de voitures. Les politiciens sont complices de ces constructeurs car ils n’osent pas faire le ménage chez leurs propres constructeurs nationaux de peur qu’ils perdent des ventes et des emplois. Si chaque pays faisait en même temps ce nettoyage, alors de grandes avancées pourraient se faire contre la pollution automobile. Un consensus mondial semble se dessiner avec une interdiction du Diesel au maximum pour 2030 dans tous les pays (développés). Encore une fois, la France est à la traîne avec un objectif de fin de vente des véhicules essence et diesel pour 2040. Alors que la Norvège vise 2025 pour le diesel.

Les méthodes d’extraction du pétrole : Les sables bitumineux

Parmi les méthodes les plus destructrices d’extraction pétrolière, il y a les sables bitumineux. Les produits chimiques utilisés et la déforestation engendrée sont une catastrophe écologique. Le lieu le plus connu est le site de la région d’Alberta au Canada. Certains accords de libres-échanges (mondialisation sans limites) comme le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement ) entre le Canada et l’Union Européenne favorisent ce dérapage écologique.

Les centrales électriques au charbon

Le charbon est classé dans les énergies fossiles sales car il est chargé de soufre, de métaux lourds et de radioactivité. Cet ensemble est rejeté dans l’atmosphère. Dans le monde, 29% de l’énergie électrique est produite par le charbon; la première énergie qui est le pétrole représente 31% et 21% pour le gaz naturel selon le site connaissancedesenergies.org. Le charbon est de loin la pire des énergies avec des taux de pollution extrêmement élevés.

Les mines de charbon qui se consumment

Dans le monde, il existe des centaines, voire des milliers de mines de charbon qui se consument lentement. Souvent elles sont désaffectées. Ces départs de feu ont la plupart du temps été déclenchés par accident ou par autocombustion lorsque l’air est sec, que la température atteint 80°C à la surface du charbon et que l’alimentation en oxygène est suffisante.

LE PROBLÈME DES MINES DE CHARBON QUI SE CONSUMENT

Les gaz provoqués par la combustion du charbon sont très nocifs pour l’Homme et la planète : soufre, azote et dioxyde de carbone.

Les feux peuvent être considérés comme non maîtrisables car ils sont souterrains et ils empruntent des galeries creusées par l’Homme. Cependant, comme souvent c’est une question de « coût » qui rebute les autorités à résoudre le problème. Pourtant, on peut considérer qu’en Chine, 20% (environ 2’570 millions de tonnes) de son besoin en charbon est consumé ainsi. Rien qu’en Chine, c’est 750 feux qui sont recensés.

 

Carte des feux de mines à charbon en Chine

QUELQUES VIDEOS DES POLLUTIONS

Pollution dans le port de Marseille

Ici dans le port de Marseille, de nombreux riverains souffrent de maladies chroniques ou de cancers. Les bateaux de croisières à quai laissent leurs moteurs allumés d’où s’échappent les fumées du fioul lourd :

Vidéo de la pollution sur le port de Marseille par les navires de croisière :

Le fioul lourd des navires marchands

L’industrie maritime utilise comme carburant le fioul lourd, quasi du pétrole brut. Contrairement au fioul domestique qui est dépollué, il est très riche en oxyde de souffre, sa nocivité est bien au-delà des véhicules Diesel :

Documentaire sur la pollution des navires marchands et du fioul lourd :

Des milliers de mines sont abandonnées et brûlent

L’Inde est le deuxième pays le plus demandeur en charbon, car c’est l’énergie la moins chère pour produire de l’électricité. On en trouve partout sur le globe !

Les mines ou les champs de charbon qui prennent feu sont très rarement éteints pour des questions de coût et de temps. La ville de Jharia est la plus connue des villes où le charbon consume la ville :

Vidéo d'une ville consumée par le charbon en Inde, Jharia :

Les navires marchands ou de croisières ont deux réservoirs. Un pour le fioul propre et l’autre pour le sale

Selon les zones sur lesquelles les navires naviguent, certains pays ou états interdisent la combustion de certains fiouls près de leurs côtes ! L’IMO (Organisation Mondiale Maritime) peut décider aussi des zones pouvant être polluées et celles à protéger. Or, le ciel est un vaste océan qui n’a pas de frontières. Ces types de carburants sales doivent être interdits sur l’ensemble de la planète (voir 90′ Enquêtes – Croisières de rêve).

Un documentaire instructif sur les dessous des croisières et la pollution énorme lorsque vous êtes sur le pont :

Jusqu'à 380000 pp :

Les zones d'émissions contrôlées (ECA) de la pollution des navires est extrêmement limitée. Il est autorisé de polluer sur le reste de la planète :

Carte ECA (Zone d'Emission Contrôlée) de la pollution maritime.

La montée des températures

 

Toute cette pollution a un impact sur la température globale de la planète. Les flux d’air chaud et froid sont modifiés, et plus généralement, l’effet de serre apporte plus d’air chaud. Cette chaleur dilate les éléments physiques tels que l’eau. Le niveau de l’Océan montera alors naturellement par cette loi physique. A cela, s’ajoute la fonte des glaciers et des glaces continentales sur les pôles.

D’après le rapport du GIEC de 2014, le scénario réaliste et le plus probable selon les indicateurs d’aujourd’hui, c’est le scénario selon la projection RCP8,5 (page 65). Les températures moyennes augmenteront donc de 2°C pour 2050 et entraîneront une augmentation de 3,7°C pour 2100 (et jusqu’à 4,8°C selon les pays). Les accords de Paris de la COP21 sont donc très optimistes sur les conséquences avec une limitation de 2°C pour 2100. Ce scénario de la COP 21 n’est pas acceptable car d’après les données du GIEC en page 64, seule une limitation de 1°C en 2100 permettra de stabiliser le niveau des glaces polaires sur le scénario RCP2,6. Tout autre scénario amène à la disparition des glaces de mer dans l’hémisphère nord à la fin de la période d’été, en septembre.

Les gaz à effet de serre que sont le méthane (CH4), le dioxyde de carbone (CO2) et l’oxyde nitreux (N2O) seront 2 à 3 fois supérieurs qu’en 2018 (rapport page 61), selon le scénario de référence du GIEC situé entre RCP6 et RCP8,5.

En 2300, il est prévu +12°C en moyenne sur la surface du globe. Malheureusement, de nombreuses catastrophes auront eu lieu avant cette date, et probablement la quasi-extinction de l’espèce humaine, de presque tous les arbres et espèces.

 

 

Variation étendue des glaces de mer dans l'hémisphère nord

La fonte des glaces et la fin du Gulf Stream (AMOC)

 

La montée des eaux résultant de la hausse des températures pourra s’élever jusqu’à 82 cm en 2100. Ce cumul d’eau douce dans le nord de l’océan Atlantique a aujourd’hui déjà des conséquences sur le climat de l’Europe. L’été 2018 restera dans les records de l’année la plus chaude sur l’ensemble de l’hémisphère nord !

Les hivers seront par contre beaucoup plus froids, ce qui augmentera un peu plus les problèmes de pollutions par une demande plus importante de chauffage ou de bois qui sera meilleur marché et pour la plupart coupé illégalement.

Le CNRS et tous les chercheurs sont d’accord sur ce changement qui risque d’être brutal (communiqué de presse du CNRS / Université de Bordeaux).

L’acidification des océans

 

Le taux d’acidité de la mer Méditerranée aura doublé en 2100. La vie marine ne sera plus jamais la même.

LES SOLUTIONS

Le transport maritime

 

De manière générale, il faut étendre la zone ECA à toute la planète pour tous les navires, en interdisant les fiouls lourds.

Les centrales à charbon

 

Les centrales électriques les plus polluantes pour la planète sont les centrales à charbon. Depuis le début des années 2000, on a connu une croissance très importante du nombre de centrales et de la quantité de mégawatts produits. La Chine et l’Inde sont les principaux pollueurs. Cette croissance de ces deux pays en développement s’explique par la croissance de leur population, leur besoin de confort et le besoin en électricité des entreprises qui ont été délocalisées par tous les pays riches. La centrale à charbon est la solution simple et la moins coûteuse pour distribuer de l’électricité.

Pour mieux visualiser l’importance de ces deux pays dans cette pollution globale :

Graphique de la consommation de charbon de l'Inde et de la Chine.

Alors que l’Europe a une tendance à fermer les centrales à charbon, l’Asie fait l’inverse en mettant en service de nombreuses centrales. On peut estimer le nombre de centrales à charbon dans le monde à au minimum 3300 unités, si on considère que chaque unité (ou tranche) produit 600 MW. Un site peut regrouper plusieurs unités comme les centrales nucléaires.

Deux organisations disposent de cartes à jour détaillant la localisation des centrales et leur capacité électrique :

Solution simple 1 : Fermer l’ensemble des centrales à charbon sans délai.

Solution simple 2 : Éteindre tous les feux de mines de la planète.

Solution simple 3 : Développer en moins de 5 ans l’éolien nearshore et le nucléaire TWR (TerraPower) pour remplacer toutes les centrales à flamme de la planète (charbon, pétrole, gaz).

Le tourisme des croisières

 

Les croisiéristes sont parmi les industries les plus polluantes pour les villes portuaires. Malgré le rêve vendu à l’être humain pour participer à une croisière, il faut se rendre à l’évidence que ce n’est pas utile.

Solution simple : Pour stopper cette pollution, il ne faut pas faire de croisières… Sont-elles vraiment nécessaires ?

Le transport maritime de marchandises

 

Les porte-containers sont chargés de milliers de produits venant d’Asie ou d’un autre continent. Acheter ses produits loin, crée une triple pollution : une pollution dans un pays qui n’a pas de normes antipollution, une pollution marine du navire de transport et une pollution sous-marine par le déversement des eaux de ballastes (chargées de micro-organismes invasifs) venant d’une autre mer.

Solution simple : Ne pas acheter de produits ou de nourriture fabriqué à plus de 1500 km de notre lieu de consommation. Plus les humains achèteront local, moins les prix seront chers.

Le transport aérien

 

Aller à la découverte de civilisations est très enrichissant pour sa culture générale, les yeux et l’ouverture d’esprit. Le tourisme ne doit pas être juste une distraction, tel qu’on irait à Disneyland. Les prix abordables sont très attractifs et ils nous permettent de voyager plusieurs fois par an.

Mais faut-il aller loin pour se sentir en vacances et dépaysé ? A chaque instant sur la planète, il y a environ 10’500 avions dans le ciel. Pour en savoir plus, consultez FlightRadar24 ou PlaneFinder.

Solution simple 1 : Se limiter à un voyage en avion par an pour faire du tourisme. Pour les professionnels, il est indispensable de réaliser des visioconférences pour éviter des déplacements inutiles.

Solution simple 2 : Convertir 80% des avions avec des moteurs à réaction par des moteurs à hélices turbopropulseurs beaucoup moins gourmands en kérosène. Ces avions volent à 6 km d’altitude, dans la troposphère, au lieu de 11 km qui est la limite entre la troposphère et la stratosphère.

Solution simple 3 : Retourner à un nombre d’avions équivalent à celui de 1980.

Le transport maritime de carburant

 

Lorsqu’on utilise un véhicule thermique (à carburant fossile), il est difficile de se dire que l’on pollue, car les gaz d’échappement se font à l’arrière du véhicule et pas devant, et nous ne savons pas d’où vient réellement les carburants. Ils proviennent de pays lointains, extraits par des industries polluantes, et transportés par des navires appartenant à des armateurs de paradis fiscaux.

Par exemple le diesel / gasoil / B7 ou B10 polluent les villes et ils sont responsables de nombreuses maladies respiratoires, ils sont aussi responsables de la déforestation de l’Amazonie et d’Indonésie.

Le carburant est composé depuis 2015 en France de 8% d’huile végétale comme le colza, le tournesol et l’huile de palme. Ce type d’huile émet moins de gaz polluants et il participe donc à une moindre augmentation des gaz à effet de serre. Or détruire les forêts vierges participe à augmenter l’effet de serre par la destruction des écosystèmes, des milieux humides et des arbres collecteurs de CO2 ! Ce non-sens va jusqu’à l’utilisation de graines OGM pour les plantations et des traitements par des pesticides et des herbicides. Ce taux de Biodiesel sera porté à 10% en 2020, ce qui sera une catastrophe écologique annoncée… D’où les nouvelles appellations B7 et B10 aux stations-services (7 ou 10% d’huiles végétales).

Les véhicules à essence sont aussi concernés par l’incorporation de biocarburant. Le mélange peut aller jusqu’à 10% en éthanol. Il est issu de la fermentation des sucres, notamment de la canne à sucre au Brésil.

Solution simple 1 : Ne plus acheter de véhicules Diesel.

Solution simple 2 : Déplaçons-nous à vélo.

Le transport routier de marchandises (TRM)

 

La traversée des pays doit être interdite par la route pour les transports de marchandises supérieurs à 3,5 tonnes si plus de 50% de sa cargaison est destinée à un autre pays.

Solution simple : Rendre obligatoire le ferroutage pour la traversée des pays, et des zones montagneuses fragiles.

Les routes : un enrobé clair ?

 

Tous les paramètres sont à revoir pour lutter contre le réchauffement du climat. Les routes font partie de la solution. Les enrobés foncés absorbent la chaleur et les villes suffoquent en plein été. 3% du territoire français est occupé par des routes. Il est composé de gravier, de sable et de bitume (un mélange d’hydrocarbures).

Solution simple : Faire des enrobé de couleur claire, le beige étant un standard. La température de surface de l’enrobé pourrait alors descendre d’au moins 5° C en plein soleil.

Les bâtiments : une toiture végétalisée ou claire ?

 

Le secteur de la construction a sa part de responsabilité dans le réchauffement de la planète. L’exemple est simple, lorsque nous construisons un nouveau bâtiment (immeuble ou maison), nous remplaçons un sol végétal ayant un pouvoir d’absorption de la chaleur du soleil moyen à faible, par un toit ou des murs foncés en éléments minérales. Une toiture en ardoise va collecter beaucoup de chaleur, contrairement à un toit végétalisé ou ardoise / tuile / zinc de couleur gris claire ou blanche. Par exemple, la tuile émaillée blanche peut très bien remplacer les ardoises noires sur les fortes pentes.

Solution simple : Autoriser les toitures uniquement en végétalisé ou avec des matériaux clairs. Ces solutions permettront de limiter la montée de la température du climat en hiver et d”augmenter la fraicheur du bâtiment en été.

Les feux de branchages

 

Le feu de branchages et de feuilles à la sortie de l’hiver est un moyen inutile de rajouter une couche de CO2 dans l’atmosphère et de nourrir le smog urbain.

Solution simple : Interdire les feux de branchages. Obliger ceux qui en dispose de faire du copeau avec et de les répartir dans les champs ou les vendre aux paysagistes.

Un exemple de feu de branchage en campagne

L’habitat

 

Les nouvelles normes RT2012 pour l’habitat et le tertiaire ont été bénéfiques pour la réduction de l’énergie consommée. Car, le principal poste de consommation est le chauffage sur une période de 6 mois dans l’année sous nos latitudes.

La problématique se situe aujourd’hui dans les bâtiments anciens qui sont énergivores. La faible isolation des murs, des ouvertures et de la toiture entraîne une fuite de calories. Il est à noter que les salariés du secteur de l’énergie bénéficient d’avantages de prix sur les Kilo Watt qu’ils consomment. Or l’énergie doit être une denrée rare, son prix d’achat devrait alors être identique pour tous pour éviter toute surconsommation.

La RT2020 en France est plus problématique car elle impose qu’un bâtiment doit être à énergie positive, c’est-à-dire produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Or cela passe par l’installation de panneaux solaires voire des batteries pour réguler l’énergie disponible. Les panneaux solaires et les batteries sont écologiquement une catastrophe pour les métaux rares qu’ils utilisent, pour leur production et pendant leur phase de recyclage.

Solution simple 1 : Effectuer le changement des fenêtres dans les bâtiments les plus énergivores.

Solution simple 2 : Supprimer les avantages sociaux pour les salariés du secteur électrique.

Solution simple 3 : Interdire l’utilisation des cheminées.

Solution simple 4 : Obliger l’utilisation de VMC à double flux.

Solution simple 5 : Installer des panneaux solaires uniquement pour la production d’eau chaude.

L’utilisation d’internet et des vidéos

 

Internet est extrêmement énergivore. Aujourd’hui, tous les ordinateurs sont reliés à internet ce qui nécessite un nombre énorme de serveurs informatiques pour envoyer le débit de données. Le visionnage et le partage de vidéos via Youtube, Dailymotion, des blogs, des podcasts, … engendrent de plus en plus de besoin, 80% du trafic.

The Shift Project a travaillé sur la solution en réalisant un mode opératoire qui permettra à chacun postant une vidéo d’optimiser sa taille. Plus nous réduisons la taille et moins il est nécessaire d’énergie pour la diffuser. Le lien Shift Project sur l’optimisation des vidéos internet et le mode opératoire avec le logiciel Handbrake.

Solution simple 1 : Optimiser la mise en ligne des vidéos internet.

Solution simple 2 : Réduire le visionnage des vidéos sur internet.

Quelle trajectoire pour la planète ?

 

Toutes les simulations sont négatives. Tous les scientifiques, en tout cas la très grande majorité, sont d’accord sur le fait que la trajectoire est très mauvaise si l’Homme ne réagit pas tout de suite.

Des chercheurs de l’université d’Harvard ont réalisé une étude très intéressante qui montre la modélisation future de la trajectoire climatique de la Terre. A chacun d’en prendre acte et de rectifier la trajectoire :

Schéma de Harvard sur la trajectoire climatique de la planête

LES PRINCIPAUX POLLUEURS

Les centrales thermiques à charbon :

47% des centrales à charbon se trouvent en Chine.

Tableau des 622 entreprises les plus polluantes en Europe : lien du tableur + lien de l’AEE.

Les navires marchands (liste des plus grands porte-conteneurs) :

L’armateur Orient Overseas Container Line (OOCL) avec le porte-container OOCL Hong-Kong.

L’armateur Maersk avec le porte-conteneurs Mc Kinney Møller.

L’armateur l’Overseas Shipping Group avec le super pétrolier TI Oceania.

La grande distribution :

Les centrales d’achats des groupes CARREFOUR, AUCHAN, LECLERC, IKEA qui s’approvisionnent en produits fabriqués à des milliers de kilomètres.

L’ESSENTIEL DES LIENS UTILES

Le rapport du GIEC sur le climat de 2014 et sur son évolution probable : GIEC.

La qualité de l’air en direct dans le monde (PM2,5, PM10, O3, NO2, SO2, CO) : aqicn.

Carte mondiale des centrales à charbon : CarbonBrief et EndCoal.

Le trafic aérien en temps réel : Flight Radar 24 ou Plane Finder.

Le trafic maritime en temps réel : Marine Traffic.

La consommation des énergies fossiles pour le besoin électrique : Organisation Connaissance des énergies.

Graphique des émissions carbone : PopulationPyramid.

L’impact environnemental du trafic aérien : L’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires.

Les chiffres clés du transport de marchandises : Transport et logistique de France.

Le simulateur de montée des eaux en fonction de la température : ClimateCentral. Ou FloodMap.

Faits et chiffres du trafic aérien : Source ONU OACI.

LES RESPONSABILITÉS

Les êtres humains

Sans doute influencé par les publicités ou un voisin, l’Homme consomme pour se donner une existence.

Les hommes et femmes politiques

Leurs préoccupations de carrière et de réélection les inhibent. Mieux vaut un beau discours que de vraies actions et de montrer l’exemple.

QUELQUES OUTILS POUR APPRÉHENDER LA POLLUTION MONDIALE

Carte du trafic aérien en France

TRAFIC AÉRIEN

Le trafic aérien en Live sur Flight Radar 24 ou Plane Finder. Rendez-vous compte de la quantité d’avions volant au-dessus de votre tête.

Carte du traffic maritime en Live

TRAFIC MARITIME

Le trafic maritime en Live des porte-containers, des tankers, des navires de croisières et des chaluts. Les bateaux présents sur les océans sont loin d’attirer l’attention, car nous ne les voyons pas. Mais ils sont partout.

Carte de la pollution lumineuse

POLLUTION LUMINEUSE

La pollution lumineuse participe activement au dérèglement climatique en utilisant des ressources énergétiques inutilement pendant la nuit et qui éclairent le ciel et non le sol. Il suffirait d’éteindre les lumières de minuit à 6 heures le matin pour redonner à la faune et la flore un second souffle et économiser l’énergie de la planète.

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